C'est bien gentil de vouloir humaniser les centres
d'hébergements pour les SDF. Et d'en faire des logements
individuels. Mais ce qui est important de savoir, c'est
quels sont ceux qui choisiront ceux qui dormiront dans
ces logements ?
Il fût un temps, où il y avait un certain nombre d'hôtels
au mois appelés hôtels de préfecture(car à cette époque
le RMI et les allocations logements étaient gérés par l'état).
Mais surtout, ces hôtels étaient gérés par des immigrés
qui apparemment avaient décidé d'aider leurs
compatriotes(avec très peu de revenus) en leur rendant
une certaine liberté dans l'accessibilité au logement.
Aujourd'hui, certaines lois font que ces immigrés peuvent
toucher leurs retraites dans leurs pays d'origine.
Et c'est tant mieux pour eux. Mais voilà, en ce qui
concerne ceux qui ne sont pas retraités ou qui sont
français. Il n'y a plus ces hôtels au mois, qui ont été pour
la plupart, rachetés par des gitans ou des tunisiens.
Ces hôtels sont passés à la journée. Et s'appellent
désormais des hôtels de tourisme sans étoile.
Et prochainement 1 étoile.
L'état a revendu ces hôtels. La mairie encaisse des taxes
de séjour. Et il y a moins d'allocations logements à verser.
Puisque les hôtels sont devenus trop chers(les précaires
ne peuvent plus se loger seuls). Et comme ils
ne peuvent pas se loger en appartement. Magré le
droit au logement opposable, qui leur propose le droit
aux centres d'hébergements. C'est donc l'impasse.
Ce qui constitue bien entendu une véritable régression.
D'autant plus que les services sociaux ont encore plus de
libertés(et prochainement les associations)pour choisir,
qui va dormir où ?
Résultat des courses. Ceux qui sont mal logés, ne le
seront plus avant qu'ils puissent retrouver un bon travail,
qui leur permettra de ne plus dépendre des services
sociaux.
Comme je le dis depuis des années. Beaucoup font
exprès de confondre délinquants et, chômeurs. Ils
veulent donc les mettre dans des centres d'hébergements-
prison, pour "les punir" et surtout mieux les neutraliser et,
utiliser. De toute évidence avec moins de moyens et,
moins de libertés, ces chômeurs, sdf, éremistes
seront obligés d'accepter n'importe quoi, voire de
travailler au noir. En quelque sorte, ils seront les
nouveaux larbins de ceux qui les exploiteront. Bien-sûr,
si on leur donne du travail.
Car il faut reconnaître que beaucoup d'administrations
ont intérêts à les laisser, pour avoir plus de budgets et,
avoir plus de marchés avec la gestions des aides sociales.
Il serait acceptable d'obliger les éremistes à travailler
utilement, s'ils avaient au minimum un logement décent.
Mais il est hors de question d'utiliser les autres, qui n'en
n'ont pas. Et qui ne pourront pas en avoir, avec des
contrats plus pourris les uns que les autres.
Il y a de toute évidence, un minimum d'effort à faire des
deux côtés. Et il faut bien sûr être avant tout honnête.
Transformer des centres d'hébergements en des hôtels
encore moins libres que les hôtels au mois qu'ils ont
supprimés, permet incontestablement de revenir en arrière,